Un lycée spécialisé dans l'apprentissage et l'éducation des monstres ! ~ [NC-16 #Forum Hentai|Yaoi|Yuri]
 
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 || H O M E ||

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MessageSujet: || H O M E ||   Jeu 30 Oct - 9:16

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Explications
Chers lecteurs,

Alors voilà, ça va faire plusieurs jours que j'ai des tonnes d'idées qui me trottent dans la tête et j'ai donc décidé d'écrire une fiction. Comme l'indique le titre, elle se nomme Home et elle parlera de la vie de mes trois loulous : Maafa, Cuatro et Aquarelle (qui va bientôt sortir de son trou What a Face ).
Maintenant ces plusieurs jours sont passés hé hé 8D. J'avais posté cette fiction à l'origine sur un forum de rpg équin. Donc les trois noms au dessus ne sont autre que mes trois persos bien évidemment, chevaux.

Donc, ça va se passer comme ceci : à chaque chapitres, je changerais de personnages afin que vous puissiez avoir le point de vu de chacun.

Brefouille, ma fic' elle va parler de ces trois ados qui ont tous un point commun : ils ont chacun perdu leur père dans quasi' les même circonstances.
Ces trois jeunes vont donc se retrouver dans le même lycée sans se connaître, avec chacun un caractère totalement différent.

Je posterais tous mes chapitres dans le même post afin de vous faciliter la tâche. C'est pas super drôle de chercher des chapitres volants.

N'hésitez pas à commenter, ça me permettra de savoir si cela vaut la peine que je continue ou non et comment je pourrais améliorer mes posts... Tout ça quoi ♥️

Ah, et pour les fautes et les mots oubliés, je m'en excuse d'avance. J'essaierais de me relire au mieux mais souvent quand on écrit tard le soir et qu'on est crevé on ne voit tout de même rien ^^.

Voilà, c'est à peut prêt tout, si vous avez des questions vous pouvez toujours m'envoyer des mps :D

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Personnages
Rewah !

Donc ici, c'est la partie réservée à la présentation des personnages. Bien évidemment, je vais pas y mettre le caractère, le physique et leur histoire, juste ce qu'il faut vraiment savoir ^^

Personnages principaux :

Maafa : Morgan Powell; 18 ans; Homme; Américain; Terminal redoublant.
Cuatro : Caleb Swan devenu William Fogea; 16 ans; Homme; Anglais; Première.
Aquarelle : Anna Le Mével; 15 ans; Femme; Française; Seconde

Autres personnages :

Tallulah : Nelly Kinney; 16 ans; Femme;  Française; Première
Lunae : Leah (prononcée à l'anglaise donc Lia) Swan; 15 ans; Femme, Anglaise, Seconde.
Anticonstitutionnellement : Judickaël Victorin; 17 ans; Homme; Français; Terminal
Mère de Morgan : Mary; la trentaine; Femme; Américaine; Chômage
Mère de Caleb et Leah : Jane; 36 ans; Femme; Anglaise; Nourrice
Mère de Anna : Sandrine; 38 ans; Femme; Française; Institutrice

Les relations :

Caleb alias William et Leah : Frère et soeur mais chut, faut pas dire.




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Dernière édition par June S. de Saintance le Jeu 30 Oct - 9:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: || H O M E ||   Jeu 30 Oct - 9:18

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Prologue
Rennes, 10 décembre 2005

Il fait noir. Maman est contre moi et elle pleure. Je suis perdue. Je ne comprend pas pourquoi Papa nous a ordonné de nous cacher ici. Lui, il est partit, nous laissant dans cette cave nauséabonde et humide. Il fait froid et j’ai mal au ventre. Maman… Pourquoi ne veux tu pas m’expliquer la cause de tes tourments ?

-Maman...j’ai peur…

Ma voix à tremblé sur le dernier mot. Peur. Effectivement, la peur rongeait mon ventre, me rendant impuissante. Une main vint se poser sur mon front me faisant sursauter. La paranoïa était en train de s’emparer de moi.

Puis des pas se firent entendre au dessus de nos têtes. Au son des voix je peux reconnaître qu’il y a plusieurs individus, tous de sexe masculin. J’entends également le nom de ma mère ainsi que le mien. Que nous veulent-ils ? Maman me serre contre elle dans un sanglot. Je sens sa peur. Son angoisse ne fait qu’accentuer la mienne. Je ne comprends rien. Tout m’échappe. Le temps y compris. Cela fait combien de temps que nous sommes enfermer là-dedans ? Des heures ? Des jours ? En tout cas, j’ai l’impression qu’il ne s’est pas passé une seule minute depuis que ces individus sont là-haut. Ils nous cherchent et je suis convaincue qu’ils ne partiront pas sans nous avoir trouvé, ma mère et moi même.

Seulement, à six ans, le sommeil l’emporte souvent sur la peur. Alors c’est le ventre serré que je ferme les yeux pour sombrer dans un sommeil sans rêves.

-----------------------------------------------------

Ils ne nous ont jamais trouvé. Nous n’’en avons jamais reparlé avec Maman. Papa n'est jamais revenus. Nous avons déménagé pour Paris. Nous avons décidé de commencer une nouvelle vie loin de cet incident.

Je m’appelle Anna. A l’époque j’avais six ans. Maintenant j’en ai quinze et j’entre en seconde.


Londres, 18 décembre 2005

Papa. Pourquoi les avons nous abandonné ? Pourquoi les avoir laissé là-bas enfermées dans ce trou à rat ? Papa. J’ai peur. Arrête de me traîner par la main. Je ne veux pas te suivre. Je veux retrouver Mama et Lea. Elles me manquent. Leurs rires me manquent. Leur chaleur me manque. Papa, retournons les chercher. Je t’en supplie… Papa… J’ai tellement peur…

Papa pourquoi tu cours maintenant ? Pourquoi des gens nous suivent ? Pourquoi tu me dis d’accélérer ? Pourquoi ne veux-tu pas répondre à mes questions ? En ce moment, je te déteste. Je n’ai jamais aimé les secrets et tu nous as toujours dis que tu ne nous cacherais rien. Tu nous la même promis Papa.

Je cris. Un coup de feu à retentit derrière nous. Tu étouffes un grognement. Je te vois crispé ta mâchoire. Tu as mal Papa ? Bientôt, tu me lâches la main. Que se passe t’il ? Je m’arrête et te regarde tomber sur le sol, impuissant. Ton teint à virer au pâle, toi qui était toujours bronzé. Les gens qui nous suivaient arrivent, je les entend. Je te demande si tu vas bien mais tu ne me réponds pas. Tes yeux sont grands ouverts et me regardent sans expression. Alors je comprends. Tu es parti. M’abandonnant seul à mon destin.

Je me remet à courir, les larmes roulant sur mes petites joues d’enfant. La douleur prenant le dessus, je ferme les yeux en continuant de courir. Je ne sais pas où je suis, où je vais et encore moins qui je suis. Perdu ainsi, je pers pied et je commence à me sentir tomber. Le sol s’est évanoui sous moi. Je me sens tomber, tomber, tomber… C’est là fin pour moi aussi.

-----------------------------------------------------

Je m’appelais Caleb Swan.  A l’époque j’avais 7 ans et j’avais une soeur et une mère ainsi qu’un père qui, lui, est mort. Mais je ne me souviens de rien.

Je m’appelle William Cooper et je suis adopté. J’habite maintenant à Paris. Je sais que je suis de nationalité anglaise. J’entre en classe de première.





New York, 20 décembre 2005

Un sentiment de pure jalousie envahit mon coeur. La douleur était telle que je ne pouvais que souffrir. Elle était là, si belle avec Toi… Mon frère jumeau. Tu m’avais promis. On s’était promis que pour nous deux, jamais on irait plus loin qu’une simple amitié avec elle. Jena… On l’aimait tout les deux d’un amour intense et sans limite. Je m’étais toujours abstenue et le fait que tu m’es trahit ne faisait qu’accentuer ma souffrance. La Jalousie et la Souffrance… Un drôle de mélange n’est ce pas ? Un mélange explosif.

La colère afflua dans tout mon corps. Il fallait que je me venge, que tu comprennes ma douleur… Tu ne devais pas t’en tirer comme cela. Non...tu ne devais pas…

Marchant d’un pas rapide, je me dirige droit sur toi. Jena m’aperçoit et se recul d’un mouvement souple et rapide. Toi, tu me regardes, incompréhensif ce qui ne peut qu’attiser le feu de ma colère. Tu ressembles à un chien qui ne comprend pas où est passé sa baballe. Ce n’est qu’une fois que je suis à tes côtés que tu sembles te rappeler. Tu as un mouvement de recul et c’est la voix tremblante que tu prends la parole :

-Morgan, ce n’est pas…

Je le contredis en finissant sa phrase à sa place.

-C’est ce que je vois pourtant.

D’un coup bien placé je te cogne à la tête. Je te vois basculer en arrière mais je n’en ai pas finis. Je redouble de violence et c’est en pleurant que je continue de te frapper. Papa était mort à cause d’une femme. Maintenant, c’était ton tour. Tom…

Je laisse tomber ton corps inerte sur le canapé du salon. Maman me regarde les yeux larmoyant. Jena, elle ne dit rien et ne fait rien. Elle regarde simplement. Si je n’avais pas été aussi aveugle j’aurais pu voir ses yeux rieurs. C’était de sa faute. Elle avait tout planifié et elle avait gagné.

-----------------------------------------------------

J’avais 15 ans à l’époque. Depuis, nous avons déménagé à Paris, pour démarrer une nouvelle vie. Maman ne m’a toujours pas pardonné. Le ferra-t-elle un jour ?

Je m’appelle Morgan et je redouble ma classe de terminal.


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Dernière édition par June S. de Saintance le Jeu 30 Oct - 9:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: || H O M E ||   Jeu 30 Oct - 9:18

Chapitre I
Anna
-Anna, réveils toi, c’est l’heure ma grande !

Je grogne pour toute réponse et me retourne dans mon lit. La rentrée. C’est si bon de dormir… Cela permet d’oublier tous ses soucis et de sombrer dans un univers où tout n’est que bonheur… ou pas. Tout dépend si l'on fait un cauchemar ou un rêve. De mon point de vue en tout cas.

Avant que ma mère ne change de ton, je me décide à sortir de mon lit, abandonnant la douceur de ma couette. Fatiguée, je m’étire. Je sais pertinemment qu’il n’est que sept heure et que d’autres, contrairement à moi, se lève vers six heure parce qu’ils doivent prendre le bus. Mais bon, ce sont les aléas de la vie. J’ai juste eu la chance d’emménager à deux rues du lycée.

En quelques minutes je m’habille. Cette fois, je n’ai pas besoin de me casser la tête pour savoir  ce que je vais me mettre sur le dos. C’était le lycée qui s’en chargeait : uniforme OBLIGATOIRE. Comme ils disaient dans le règlement. Ce qui ne me dérangeait pas. De un, ça évitait les histoires sur la mode et donc, il était plus facile de se faire des amis et de deux, on perdait moins de temps le matin. De plus, les filles n’étaient pas obligées de porter la jupe et pouvaient mettre des pantalons ou des shorts. Ce qui était déjà bien mieux. Ayant les trois, j'optais, pour le short et bien sûr, la chemise blanche ainsi que la cravate rouge où là, nous n'avions pas plusieurs choix.

Saisissant mon sac qui n'est qu'un simple eastpack, je descends dans la cuisine ou j’engloutis mon petit déjeuner. L’excitation était en train de prendre le dessus sur la fatigue. Ce qui d’un certain côté n’était pas plus mal : je n’arriverais pas en retard.

Mes céréales dans le ventre, je remonte et fait ma toilette. Une fois mes dents brossées et mes longs cheveux bruns aux reflets roux coiffés, je regarde l’heure. J’ai une vingtaine de minutes d’avance. Les boules.
Je jette un dernier regard à mon sosie dans le miroir et redescend, cette fois ci, beaucoup plus lentement. A mon grand étonnement, je ne suis pas stressée. En fait, je n’ai jamais été stressée pour aucune rentrée. Ce qui, en soi même, était une grande qualité. Je n’avais même jamais compris pourquoi. C’était un fait que je n’avais pu m’expliquer. Même ma mère n’avait pas su me répondre.

-Ma chérie ?

Je tourne la tête vers ma mère qui vient d’entrer dans le salon. Je la regarde d'un sourire bienveillant. Pour rien au monde je n'aurais voulue la perdre. J’avais déjà tant perdue d’ailleurs… Elle me regarde tendrement avant de me prendre dans ses bras. Je suis sûre qu’elle pense exactement à la même chose que moi : à Papa. Il était parti et n’était jamais revenu ce jour là. Nous l’avions attendu pendant des semaines par la suite mais il n’était pas venu nous prendre dans ses bras en soupirant de bonheur. Je n’ai de lui qu’un vague souvenir mais son rire, lui, restera toujours dans ma mémoire. Un rire fort qui portait au loin. Un rire, qui me rendait si heureuse… Et puis il y avait aussi son odeur. Une odeur si masculine et pourtant si fine. Avant je dormais avec l'une de ses chemises. Je le fais toujours. Oui, même à 15 ans… Et si elle ne sent plus rien, ce n'est pas grave. C'est le dernier souvenir que j'ai de lui. Sa dernière chemise. Sa préférée.
Il me manquait tellement…

-Fais attention à toi ma grande… et surtout...choisis bien tes amis…

Je comprenais très bien à quoi elle faisait référence. Je n’avais jamais vraiment eu d’amis. Les gens me trouvaient trop étrange pour cela. Ma soif de connaissance était sans limite et les autres ne comprenaient pas cela. Ce qui m’attristait profondément. Qui avait-il de mal à préférer se questionner sur le monde que sur les garçons ? Je n'avais jamais eu de petits amis ni d'amoureux. Ce qui ne voulait pas dire pour autant que j'étais lesbienne. Certaines personnes le pensent. Mais moi je sais. Je sais que je n'ai jamais était attirée par le sexe féminin et que je préfère de lui regarder un homme. C'est juste que j'étais encore jeune et que j'avais le temps de trouver le "bon".

-Ne t’inquiète pas maman…

Je la serre une dernière fois contre moi avant de rompre notre étreinte. Elle me caresse doucement la joue et dans un dernier sourire, je sors de la maison, direction le lycée.

En cette fin d'été, il faisait encore bon dehors à cette heure ci du matin. Mon sac sur l'épaule, je marche d'un pas souple, regardant tout autour de moi. Les gens, les voitures, les affiches… Rien de m'échappe. J'analyse tout, réfléchie, me pose des questions. Je suis comme ça. Je ne peux pas m'en empêcher. J'espère vraiment trouver quelqu'un qui me comprenne enfin…

Perdue dans mes questions, je passe devant la grille du lycée sans même la voir. Intelligent n'est ce pas ?

-Hum…excuses-moi ?

Je m'arrête et me retourne. Un grand garçon blond et à la peau mate me regarde. En moins de quelques secondes je l'ai déjà regardé en quelques secondes. Je lui souris en observant ses yeux. Ils n'ont pas de couleur définie ce qui me perturbe, mais je détourne bien vite mon regard et lui répond.

-Oui ?

-Le lycée c'est par là-bas…

Je suis la direction qu'il pointe de son doigt et lui sourit pauvrement.

-Ah oui…merci...

Je me sens tout de suite très idiote. J'étais souvent tête en l'air et les gens ne manquaient jamais de me le rappeler…

-Je m'appelle William. Tu viens…?

Agréable façon de me demander comment je m'appelle. Je commence à marcher à ses côtés et lui répond, tout de suite plus à l'aise :

-Anna.

Et c'est dans un silence parfait que nous rejoignons l'entrée du lycée que j'avais loupé quelques minutes plus tôt. Pathétique.

-Tu as intérêt à aller voir en quelle classe tu es maintenant avant que tous les autres secondes ne se ruent sur les feuilles Anna.

Il me sourit en me montrant du menton l'endroit où se tenaient les listes des classes.

-Oui, bien sûr… Merci…

Je me dirige vers l'endroit indiqué après lui avoir fait un dernier sourire. Etant petite, je me faufile avec aisance entre le groupe de seconde et cherche mon nom. Seconde 6. Je compte tous les autres qui sont dans la même classe que la mienne et j'arrive à un résultat de 35 avec seulement 4 garçons. Je ne peux m'empêcher de sourire. Certains diront "les pauvres" tandis que d'autres diront "vous allez être bien entourés dit donc !".

En ayant assez vu pour le moment, je me retire afin de laisser ma place à quelqu'un d'autre. Je parcoure la cour du regard à la recherche d'un coin pour pouvoir observer tout ce petit monde aisément. Ce qui n'est pas très compliqué. Je pars m'asseoir sur les marches d'un des bâtiments et fait ce que j'ai toujours fait jusqu'à ce jour : observer. Les filles ont retrouvées leurs amies et doivent parler des mecs qu'elles ont eus pendant leurs vacances. Les mecs eux sont déjà en train de scanner les nouvelles demoiselles.

La sonnerie marqua la fin des retrouvailles et chacun se dirigea vers sa classe. Ce que je fis également et sans me planter.



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Chapitre II
William
La tête collée contre la vitre, j'observe le paysage. Habitant loin du lycée et mes parents ne pouvant pas m'emmener, je suis dans l'obligation de prendre le bus. Je hais cette grande boîte de conserve géante. En hiver, le chauffage ne marche jamais et en été c'est la clime qui part en vacances. Quand au bruit…même pas la peine d'en parler. Il y a également l'odeur. Celle de la poussière mélangée au parfum et à la transpiration. Dégueulasse. En bref, tout est insupportable. De plus, cette année je ne devais vraiment pas avoir de bol, puisque les places étaient très serrées. Il n'y avait quasiment aucun espace entre le siège de devant et celui de derrière. La misère totale.

Cette année j'entrais en première. Les profs avaient été très satisfaits de mon année de seconde et m'encourageaient à continuer sur cette voie. Sauf que plus je grandissais, plus je perdais espoir. Je ne savais pas qui j'étais. Et cette question me hantait depuis plusieurs années maintenant. Ma mère raconte que l'on m'a trouvé seul, évanoui sur les rives de la Tamise quand j'avais sept ans. Je la crois bien évidemment. Mais pourquoi étais-je évanoui ? Était-ce ma famille qui m'avait jetée dans cette rivière dans l'espoir que je m'y noie ? C'était impensable. Je ne pouvais pas y croire…

Le bus continua de se remplir. Tout le monde était à l'heure ce matin. Qui louperait la rentrée ? C'était l'un des meilleurs jours de l'année. Les profs étaient sympa, on ne travaillait pas beaucoup et ils ne donnaient quasiment pas de devoirs. Que demander de mieux ?

Notre bus arriva le premier. Nous étions à l'emplacement quarante trois. Il n'y avait pas un chat sur la place des cars. Juste deux policiers et les profs du collège d'à côté. Comme l'année dernière, je restais dans le bus. Cela ne servait à rien de sortir maintenant. Il y en avait au moins pour dix minutes d'attente si cela n'avait pas changé des années passées.

Les minutes s'écoulèrent lentement sans que mon nez ne bouge de la fenêtre. J'attendais que mon ami arrive. De la bonde, nous étions les deux seuls qui prenions ce moyen de transport.

Les autres bus ne tardèrent pas à se manifester et en quelques secondes, la place des cars ressembla à une fourmilière. La première fois que j'avais pris une boîte de conserve pour venir, ici, c'est-à-dire, il y a quelques années, j'avais été impressionné par le nombre de personnes. Les filles hurlaient leur joie parce qu'elles retrouvaient leur "meilleure amie du monde", les mecs se tapaient amicalement dans le dos pour manifester leur bonne humeur de se revoir… Personnellement, je n'avais jamais fait ça. Je préférais de loin serrer une main normalement que de bourriner comme certains savaient si bien le faire.

Mon portable vibra dans ma poche de pantalon. J'en sortis l'objet. C'était mon pote qui m'annonçait qu'il ne prenait pas le bus. Ce n'était vraiment pas ma journée. Je sortis donc et pris, sans un regard pour personne, le chemin qui menait au lycée.

Sur le chemin, je croisai une demoiselle, perdue dans ses pensées qui s'éloignait du lycée. Je ne l'avais jamais vue auparavant et à en croire par sa taille, elle devait être une petite seconde. Je l'interpellais donc et très gentiment lui faisais remarquer que l'entrée de l'établissement était là-bas. Je l'invitais donc à faire le reste du chemin en ma compagnie. Ce qu'elle accepta. Elle s'appelait Anna. Elle était assez jolie avec ses longs cheveux brun flottant dans son dos. Mais je ne m'attardais pas sur son physique. Je savais pertinemment que je n'aurais pas de petite amie cette année. Pour rien au monde je n'aurai voulue infliger à une quelconque fille mes idées noires.

Dans la cour, on se quitta. Elle partit regarder sa répartition de classe et moi, la mienne. J'étais en première cinq et, coup de bol, tous mes amis étaient avec moi.

-Salut Will' !

Laissant la feuille, je me retourne et reconnaissant celui qui m'interpellait, je souris.

-Salut Yann.

On se serra la main comme on avait l'habitude de le faire et tout en marchant, on se racontait nos vacances. Comme tous les ans, il partait chez son père qui habitait aux Etas-Unis. Quand à moi, je restais à Paris avec ma famille adoptive et j'attendais que le temps passe. Une vie bien ennuyeuse. Je passais mes journées à attendre. Attendre quoi ? Que l'on réponde à mes questions. Quand j'essaye de me souvenir de ce que j'étais avant, je rencontre un trou noir. Je ne savais pas à quoi ressembler ma mère. Je ne savais pas à quoi ressembler mon père. Je ne savais même pas si j'avais des frères et sœurs ! Je ne m'appelais même pas William… Ma vie n'aurait jamais dû être de la sorte… J'aurais dû vivre à Londres. Mais pour mon ancienne famille, je devais être mort.

Au fur et à mesure, le reste du groupe arriva. Mais même avec eux, je ne me sentais plus à ma place. Je leur souriais, les écoutais, riais… Mais ce n'étais pas moi. Ce n'était qu'un masque. Seuls ceux qui regardaient vraiment bien pouvaient voir la tristesse qui émanait de mon corps. Mais ils ne comprenaient pas quand je tentais de le leur expliquer. Alors maintenant, j'ai décidé de me taire et de tout garder pour moi. Un poids bien lourd à porter pour mes faibles épaules.

La sonnerie retentit. Notre joyeuse troupe se dirige vers le bâtiment D. Je n’ai jamais celui-ci. Déjà, il était difficile d'accès et en plus il était tout vieux. Le plancher grinçait à chaque pas, les couloirs étaient étroit, c’était même pas la peine d’essayer d’y penser à trois côte à côté. En entrant en classe, le prof nous salue. Je ne l’ai jamais vue auparavant et bien qu’il n’ait pas l’air sympathique, je le salue tout de même. Toujours faire bonne figure. C’est ce que ma mère adoptive me répétait tout le temps.

Il ne prend pas la peine de nous attribuer des places. C’est déjà ça. Et puis, nous sommes en premières, donc assez grands pour comprendre qu’il ne faut plus parler en cours. Après...il y a bien quelques exceptions qui resteront toujours des gamins dans leurs têtes, mais il ne faut pas leur en vouloir.

Mr. Bellui -car c’est comme ça qu’il s’appelle- nous annoncé que nous l’avons durant ses deux premières heures en vie de classe. Super. Il n’y a pas plus ennuyant en terme de cours. Déjà, il y a les papiers. Personnellement je déteste les mots à remettre aux parents. Je pense que je ne suis pas le seul. Il y a également le rappel du règlement… Fin’, toutes ces choses chiantes et inutiles dont on pourrait bien se passer.

Au fur et à mesure, le temps passe… Je regarde le prof qui devient flou et je sombre dans mes idées noires...




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MessageSujet: Re: || H O M E ||   Lun 3 Nov - 21:07

Chapitre I et II postés ~
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Amy Okasaki


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MessageSujet: Re: || H O M E ||   Sam 17 Jan - 14:09

Dommage~ j'archive
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MessageSujet: Re: || H O M E ||   

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